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Grande-Bretagne : une mise à niveau de la ligne de la côte Est

La ligne de la côte Est, dite ECML en Grande-Bretagne, devrait être l’objet d’améliorations sur les temps de parcours.

La ligne East Coast Main Line, ou ECML (« ligne principale de la côte est »), est l’une des principales lignes de chemin de fer du Royaume-Uni. Elle relie Londres à Édimbourg en Écosse, via York. C’est en quelque sorte une concurrente, du moins pour Édimbourg, de l’autre grande ligne, la WCML (West Coast Main Line). Mais si la WCML dessert les plus grandes villes de Grande-Bretagne comme Birmingham, Manchester et Glasgow, et bien-sûr Londrtes, la ECML se contente de ville un peu plus petite mais non moins importante, comme York, Newcastle et Édimbourg.

La ECML est souvent considérée comme la mal aimée comparée à sa soeur de la côte Ouest. Elle fut pourtant électrifiée en 25kV sur fonds publics entre les années 1980 et la fin des années 1990, permettant la mise en service des trains InterCity 225.

Avec une capacité de 200 km/h sur une bonne partie de son parcours, l’ECML fût la ligne principale la plus rapide au Royaume-Uni jusqu’à l’ouverture de High Speed ​​1, entre Londres et le tunnel sous la Manche. La ECML démarre de la gare de Londres King-Cross, récemment rénovée.

Le 26 septembre 1991, l’opérateur nationalisé British Rail avait organisé un « record » pour marquer l’achèvement de l’électrification de la ECML. Une rame IC225 raccourcie à cinq voitures et autorisée à rouler jusqu’à 225 km/h avait alors abattu le trajet Londres-Édimbourg en 3h29 min. C’était juste pour le record…

Deux opérateurs grande ligne

L’opérateur principal actuel de la ligne est le London North Eastern Railway (LNER), exploité pour le compte du ministère des Transports, le DfT, par un consortium comprenant Arup Group , Ernst & Young et SNC-Lavalin Rail & Transit. LNER succéda à l’opérateur Virgin Trains East Coast, qui échoua sur sa franchise et arrêta le service devenu déficitaire le 24 juin 2018.

Depuis le 26 octobre 2021, FirstGroup et Hitachi Rail exploitent sur cette ligne leur train low cost Lumo, avec des rames courtes ne comportant que cinq voitures configurées uniquement en 402 places assises de classe standard. Le trajet Londres-Édimbourg est couvert en 4h03, suffisant pour capter une partie de la clientèle aérienne.

Une mise à jour de la ligne

En novembre 2021, le DfT annonçait une mise à niveau majeure de la ligne, qui devrait inclure des améliorations majeures au niveau des voies et l’installation de la signalisation numérique, permettant des vitesses plus élevées, des temps de trajet réduits et une augmentation de la capacité en sièges.

En plus du déploiement du système européen de contrôle des trains (ETCS) de niveau 2, le DfT s’attend à ce que les travaux permettent l’amélioration des performances du matériel roulant ainsi que des mises à niveau de la caténaire pour permettre des trains plus longs – jusqu’à 12 voitures – et plus rapides.

La fourniture d’énergie devait également être améliorée pour permettre des trains plus longs et plus fréquents. Les vitesses maximales doivent aussi être augmentées à 225 km/h (140 mph) sur certaines sections.

Entre York et Newcastle, l’objectif serait d’augmenter le nombre de sillons de train longue distance de 6 par heure actuellement à 7 ou 8 par heure dans le futur. Cette section de ligne doit en effet absorber le trafic d’une transversale appelée « TransPennine », provenant de Manchester.

Reste à voir comment ces améliorations vont être financées, ce qui n’est pas encore assuré.

Auteur: Frédéric de Kemmeter