Le Premier ministre serbe démissionne à la suite des protestations contre la gare de Novi Sad
Le premier ministre serbe, Milos Vucevic, a démissionné après des mois de protestations nationales déclenchées par l’effondrement tragique d’un auvent de gare à Novi Sad. L’incident, qui a coûté la vie à 15 personnes en novembre dernier, a suscité l’indignation de l’opinion publique et des accusations de corruption et de mauvaise gestion dans la surveillance des infrastructures.
M. Vucevic a déclaré dans un communiqué qu’il avait pris cette décision « pour éviter de compliquer davantage les choses » et pour « ne pas accroître davantage les tensions dans la société ». Cependant, sa démission soulève des questions sur les prochaines étapes pour le gouvernement de la Serbie et le président de longue date Aleksandar Vučić, au milieu de la pression croissante des manifestants qui demandent des comptes et des changements systémiques.
Tragique incident à Novi Sad
L’effondrement de la canopée à la gare de Novi Sad, deuxième ville de Serbie, a marqué un tournant dans la contestation publique. Les décès, survenus après une période de rénovation très remarquée, ont mis en lumière les inquiétudes concernant la corruption et le manque de surveillance dans le secteur de la construction en Serbie. Plus d’une douzaine de personnes, dont l’ancien ministre des transports Goran Vesic, ont été inculpées dans le cadre de cette catastrophe. M. Vesic a démissionné quelques jours après l’incident.
La tragédie a suscité de nombreuses protestations, des dizaines de milliers de personnes étant descendues dans la rue à travers le pays. Les manifestations ont été largement menées par les étudiants, qui ont organisé des blocages de la circulation et des sit-in dans les universités pendant des mois.
Une nation qui proteste
La réaction du public à l’effondrement de Novi Sad s’est transformée en l’un des mouvements de protestation les plus importants de l’histoire récente de la Serbie. En décembre dernier, quelque 100 000 personnes se sont rassemblées à Belgrade pour une grande manifestation et, vendredi dernier, une grève générale a perturbé la vie quotidienne, les travailleurs restant chez eux en signe de solidarité. Des manifestations plus modestes ont également eu lieu dans les villes du pays. Des contre-manifestations pro-gouvernementales ont également eu lieu.
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