Un point dans le temps...

ERTMS : plus le déploiement de l’ETCS est rapide, « moins il coûte cher ».

Italy's ETCS rollout is doing well, and it's saving them cash.
Italy's ETCS rollout is doing well, and it's saving them cash.

Si ce n’était pas déjà évident, les données sont là : Selon une nouvelle étude, l’ETCS, le système européen de contrôle numérisé des trains, est introduit de manière beaucoup plus efficace en Italie, en Belgique et en République tchèque qu’en Allemagne et en France. Cela s’explique apparemment par l’existence de plans nationaux ambitieux d’accélération de l’ERTMS, dont sont dépourvus certains grands réseaux européens. Et cela va leur coûter cher.

Unenouvelle étude sur la mise en œuvre actuelle du système européen de contrôle des trains (ETCS), réalisée par le groupe allemand de conseil en mobilité SCI Verkehr, fait l’éloge des objectifs de déploiement de l’Italie, de la Belgique et de la République tchèque. En revanche, elle a critiqué les grands marchés ferroviaires tels que l’Allemagne, la France et la Pologne pour leur « grande hésitation » à équiper l’ensemble de leur réseau avec le système de signalisation numérique, déclarant qu’ils auront besoin d’un « effort supplémentaire considérable » pour atteindre l’objectif de mise en œuvre de l’ETCS sur leurs réseaux de base.

25,7 milliards d’euros pour l’ETCS d’ici 2034

Pour rappel, le système européen de gestion du trafic ferroviaire (ERTMS) est le système global de normalisation de la signalisation ferroviaire, tandis que l’ETCS est une composante essentielle de l’ERTMS, spécifiquement axée sur les fonctionnalités de contrôle et de sécurité des trains. L’ERTMS comprend des éléments plus larges tels que le GSM-R pour la communication et l’interopérabilité à l’échelle du système, tandis que l’ETCS régit spécifiquement les interactions à bord et au sol pour gérer la vitesse des trains, les signaux et le freinage.

Comment se déroule le déploiement de l’ETCS en Belgique ? Infrabel

Essentiellement, ERTMS est le cerveau qui coordonne les systèmes ferroviaires, tandis qu’ETCS est la main sur les commandes. Le rapport de la SCI Verkehr prévoit que les chemins de fer dépenseront 25,7 milliards d’euros pour moderniser les voies avec la nouvelle technologie ETCS d’ici 2034. D’ici à 2040, environ 110 000 kilomètres de voies ferrées supplémentaires seront équipés de ce système, couvrant ainsi 63 % du réseau. Mais comme l’indique le cabinet de conseil – un sentiment partagé par tous ceux qui suivent la question – le déploiement de l’ETCS en Europe est actuellement « très variable » d’un pays à l’autre.

Qui va de l’avant – et qu’est-ce que cela leur permet d’économiser ?

Alors que les États membres de l’UE sont tenus de mettre en œuvre l’ETCS sur les corridors ferroviaires européens d’ici à 2030, le rapport indique que certains « vont plus loin » en se fixant pour objectif d’équiper entièrement leur réseau ferroviaire. Ils citent la Belgique, la République tchèque et l’Italie comme de bons exemples – en effet, la Belgique a aujourd’hui une couverture ETCS de 79 %. Il semblerait que cela rende le déploiement moins coûteux à long terme.

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Auteur: Thomas Wintle

Source: RailTech.com

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