La Sardaigne approuve une nouvelle ligne ferroviaire aéroportuaire alimentée par des trains à hydrogène

C’est sur l’île méridionale de la Sardaigne que l’Italie verra son premier train à hydrogène alimenté par de l’hydrogène vert produit localement. Le conseil régional de Sardaigne a approuvé la construction d’une nouvelle ligne ferroviaire de 6,7 kilomètres qui sera exploitée par des trains à hydrogène entre le centre-ville d’Alghero et l’aéroport de Fertilia.
Le projet a reçu son autorisation finale par le biais de la disposition régionale d’autorisation unique (PAUR) le 22 mai 2025, à la suite d’une évaluation environnementale positive réalisée par le département de la protection de l’environnement de la Sardaigne. La ligne, proposée par l’opérateur régional de transport public ARST, comprend une nouvelle station terminale près de l’aéroport et une installation de production d’hydrogène. Actuellement, l’aéroport n’est pas desservi par une ligne ferroviaire.
Bien que la date prévue pour l’achèvement du projet n’ait pas été précisée dans la récente annonce du Conseil, un document antérieur du ministère de l’infrastructure datant de mars 2025 a reporté la date limite pour le début des travaux de l’usine de production d’hydrogène et des infrastructures connexes du 28 février 2025 au 31 mai 2025. L’échéance intermédiaire de 50 % d’avancement des travaux a été repoussée du 31 décembre 2025 au 31 janvier 2026. L’ARST a déclaré dans le document que l’objectif final pour l’achèvement du projet reste réalisable d’ici le 30 juin 2026, et que les changements ont été officiellement approuvés pour s’aligner sur le projet pilote de train à hydrogène financé par l’UE.
Une production locale
Parallèlement à la ligne ferroviaire, le plan prévoit la construction d’une usine d’hydrogène vert produisant 1 500 kg par jour à l’aide de l’électrolyse. Un système d’énergie solaire de 3,95 MWp alimentera le processus de production. Une fois achevée, la ligne deviendra le premier chemin de fer italien alimenté par la production d’hydrogène sur place. Elle vise à réduire les temps de trajet entre Alghero et son aéroport, à améliorer la connectivité régionale et à faciliter les liaisons entre la Sardaigne et l’Italie continentale.
D’un coût global de 238 millions d’euros, le projet est financé par un ensemble de sources nationales et régionales, notamment le Plan national de relance et de résilience (PNRR) de l’Italie, un mécanisme de financement de l’UE, et l’accord de développement et de cohésion que la région a signé avec le gouvernement italien.
« Il s’agit d’un exemple concret de la manière dont les infrastructures peuvent concilier l’innovation, la durabilité et l’utilité publique », a déclaré Rosanna Laconi, conseillère pour la protection de l’environnement de la Sardaigne. Selon elle, cet investissement projette la Sardaigne « dans l’avenir de l’innovation environnementale ». Dans le nord de l’Italie, des trains à hydrogène seront également mis en service en 2026 sur une ligne ferroviaire alpine exploitée par Trenord vers la Suisse.
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