La « porte tournante » du FS Group critiquée par l’UE après que son PDG est passé de RFI à Trenitalia
La Commission européenne a exprimé de sérieuses inquiétudes au sujet d’une nomination de FS Group à un poste de haut niveau dans le secteur ferroviaire, avertissant qu’elle pourrait enfreindre les règles de l’UE destinées à garantir une concurrence loyale dans le secteur ferroviaire. Au centre de l’affaire se trouve Gianpiero Strisciuglio, qui est passé directement de la direction de RFI, le gestionnaire de l’infrastructure ferroviaire italienne, à celle de Trenitalia, l’opérateur ferroviaire public.
Les faits : Gianpiero occupe actuellement le poste de directeur général de Trenitalia. Juste avant cela, du 19 mai 2023 au 6 mars 2025, il a occupé le poste de PDG et de directeur général de RFI. Ces deux sociétés appartiennent au groupe FS. La controverse : La législation européenne exige une certaine indépendance entre les gestionnaires d’infrastructure et les entreprises ferroviaires. Même si la structure du groupe est autorisée, le passage du PDG de l’un à l’autre a suscité des interrogations à Bruxelles.
Le transfert de M. Strisciugli a déclenché une demande formelle de clarification de la part de la direction générale de la mobilité et des transports de la Commission, comme l’a d’abord rapporté le journal italien l’Espresso. Ce n’est pas la première fois que M. Strisciuglio passe d’un poste de haut niveau au sein de FS à un autre. Il a également déjà coché le rôle de directeur général de la société de fret du groupe FS, Mercitalia Logistics S.p.A.
L’UE attire l’attention sur l’affaire
La lettre de la Commission, envoyée le 27 juin aux ministres italiens Matteo Salvini (Infrastructures), Antonio Tajani (Affaires étrangères) et Tommaso Foti (Affaires européennes), pose la question de savoir si cette nomination porte atteinte à la séparation des pouvoirs entre la voie ferrée et le train au sein du groupe FS, qui est verticalement intégré. La Commission a signalé qu’il pourrait s’agir d’un cas de « non-conformité avec la directive 2012/34/UE ». Cette directive jette les bases d’un espace ferroviaire unique européen en exigeant l’indépendance entre les gestionnaires de l’infrastructure et les entreprises ferroviaires.
Le décret législatif italien 112/2015, introduit pour s’aligner sur la législation de l’UE, constitue un point de désaccord majeur. Ce décret interdit aux personnes responsables des « décisions relatives aux fonctions essentielles » au sein d’un gestionnaire d’infrastructure d’exercer des fonctions au sein d’un opérateur pendant deux ans. Bruxelles a demandé à Rome d’expliquer comment la nomination s’aligne sur cette règle et quelles garanties, telles qu’une période de réflexion, ont été mises en place pour éviter tout conflit d’intérêts.
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