Le contrat de 15 milliards d’euros pour le métro de Berlin est attribué à DB, Siemens et Stadler après des années d’atermoiements

L’appel d’offres longtemps contesté pour une grande partie du réseau S-Bahn de Berlin a été décidé. Un consortium composé de la Deutsche Bahn, de Siemens et de Stadler a remporté le contrat de 15 milliards d’euros pour la fourniture de 1 400 nouveaux trains et l’exploitation des deux tiers du réseau, finalisant ainsi un processus d’appel d’offres en cours depuis 2020.
L’accord porte sur les corridors Nord-Sud et Stadtbahn, qui resteront sous le contrôle de S-Bahn Berlin GmbH, filiale de DB, a d’abord rapporté Tagesspiegel, ainsi que d’autres médias allemands. Les entreprises ou la DB n’ont pas encore communiqué publiquement l’accord, attribué par le Sénat de Berlin et l’association des transports de Berlin-Brandebourg (VBB). Les contrats d’exploitation porteront sur une période de 15 ans à partir du début des années 2030, tandis que les contrats de maintenance et de fourniture de matériel roulant porteront sur une période de 30 ans.
Aucun autre opérateur n’étant en lice, les observateurs du secteur considéraient le groupement DB-Siemens-Stadler comme le vainqueur probable. Alstom peut toutefois encore contester la décision dans un délai de dix jours devant la chambre des marchés publics, puis devant le tribunal régional supérieur de Berlin si nécessaire.
Alstom perd
Ce ne serait pas la première bataille juridique. L’appel d’offres pour les trains de Berlin a été lancé en 2020, mais a été contesté en justice par le concurrent français Alstom, qui a perdu face à Stadler/Siemens pour la commande initiale de nouveaux trains en 2015. L’appel d’offres est composé de lots individuels. Une option consistait à fournir des véhicules et à les entretenir pendant 30 ans et/ou à exploiter à la fois les lignes est-ouest de la Stadtbahn et les lignes nord-sud. Une offre portant à la fois sur la construction, la maintenance et l’exploitation des trains était également possible, ce à quoi Alstom s’est opposé.
Alstom n’aurait soumissionné que pour la fourniture et la maintenance des trains, mais pas pour l’exploitation. Les juges ont reconnu les lacunes de l’appel d’offres, mais ont rejeté l’affaire pour des raisons techniques. Les critiques soutiennent que la structure du processus, lancé en 2020, a rendu la concurrence difficile et a retardé les décisions pendant des années.
Des milliards en jeu, des années de retard
En juillet, le parlement berlinois a approuvé un budget de 15 milliards d’euros pour les nouveaux contrats. À l’origine, les opérations devaient commencer dès 2026 et 2028. Aujourd’hui, la date de démarrage la plus proche possible est 2031, écrivent les médias allemands, à moins que de nouveaux litiges juridiques n’entraînent de nouveaux reports.
Pendant ce temps, le S-Bahn de Berlin continue de se débattre avec des problèmes d’infrastructure. Dans un commentaire, le Tagesspiegel avertit que la signalisation obsolète, les voies usées et le manque de dépôts poussent déjà le système vers la crise. Des rapports internes ont montré que plus de la moitié des interruptions de service sont dues au S-Bahn lui-même, et 30 % à l’infrastructure de DB InfraGo. Les trains vieillissants devant atteindre la fin de leur vie d’ici 2029, les retards dans le lancement de la nouvelle flotte pourraient entraîner une nouvelle pénurie de matériel roulant.
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