plus de grèves

La France se prépare à des annulations généralisées de trains avant la grève nationale du « jeudi noir ».

A good start to the year for SNCF, on paper at least.
France braces for more rail disturbances.

La France se prépare à un nouveau « jeudi noir », les services ferroviaires et métropolitains devant subir d’importantes perturbations le 18 septembre. La grève, à l’appel des syndicats de tous les secteurs, intervient une semaine seulement après les manifestations chaotiques « Bloquez tout » et dans un contexte de crise politique à Paris.

Le réseau ferroviaire français sera fortement perturbé le jeudi 18 septembre, les syndicats organisant une grève nationale pour protester contre le projet de budget 2026 du gouvernement. Cette action fait suite aux manifestations surprises « Tout bloquer » de la semaine dernière, au cours desquelles des sabotages, des occupations de voies et des blocages spontanés ont entraîné la paralysie de certaines parties du réseau. Cette fois-ci, les perturbations devraient être plus prévisibles mais non moins graves, les syndicats ferroviaires représentant environ 70 % du personnel ayant déposé des préavis de grève officiels.

La SNCF a prévenu les voyageurs que les services seraient « perturbés » dans tout le pays. Seuls la moitié des trains Intercités et trois TER sur cinq circuleront, avec de fortes disparités entre les régions. Les TGV seront moins touchés, neuf sur dix devant circuler, mais les passagers se sont vus proposer des options d’annulation ou de réinscription gratuites en cas de perturbation. Les liaisons internationales telles que le TGV Lyria, France-Italie, France-Espagne et Eurostar sont couvertes par les mêmes mesures.

Paris subit de plein fouet les perturbations

En région parisienne, les autorités prévoient ce qu’elles appellent un « vendredi noir ». Les lignes D et E du RER seront très fortement perturbées, et les RER A, B et C, ainsi que les lignes de banlieue H, N, R et U verront également leurs services réduits. Les services de métro seront presque entièrement suspendus en dehors des heures de pointe, et seules les lignes automatiques 1, 4 et 14 devraient continuer à fonctionner normalement. Les bus et les tramways pourraient également être fermés, mais les horaires restent incertains. Le ministre des transports, Philippe Tabarotx, a exhorté les navetteurs à travailler depuis leur domicile ou à reporter leurs déplacements dans la mesure du possible.

La grève a pour toile de fond une crise politique qui s’aggrave en France. François Bayrou, allié de M. Macron, a été évincé de son poste de premier ministre après avoir échoué à faire adopter son budget d’austérité, et son successeur – un autre proche du président français – Sébastien Lecornu est déjà devenu la cible de critiques l’accusant de poursuivre les politiques économiques de l’ère Macron. Le projet de budget 2026 prévoit un gel des dépenses sociales et des coupes potentielles dans les services publics, ce qui attise la colère des syndicats déjà mobilisés contre la réforme des retraites. La décision prise par le gouvernement en 2023 de faire passer l’âge de la retraite de 62 à 64 ans reste un point d’ignition, les syndicats du secteur ferroviaire ayant joué un rôle de premier plan dans les manifestations qui ont suivi.

Pire que la grève « Tout bloquer

Les dirigeants syndicaux estiment que la mobilisation de jeudi dépassera celle des manifestations « Tout bloquer » du 10 septembre, au cours desquelles quelque 200 000 personnes avaient manifesté dans tout le pays. À l’époque, des actes de sabotage et des actions spontanées avaient contraint la SNCF à fermer des lignes clés et à enquêter sur ce qu’elle a appelé des « actes de malveillance », notamment des incendies de câbles, des palettes sur les voies et des tentatives de prise de contrôle de gares. L’action de demain, bien qu’organisée de manière centralisée, reflète le même mélange de colère industrielle et politique qui secoue les chemins de fer du pays depuis des mois.

Les autorités préviennent que les coûts économiques seront importants. Chaque heure d’interruption représente des millions en perte de productivité et en perturbation de la logistique, le fret ferroviaire étant également touché par les retombées. Mais les dirigeants syndicaux insistent sur le fait que les perturbations font partie de leur stratégie. Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, a déclaré après les manifestations de la semaine dernière que « la justice sociale et le rejet de ce budget d’austérité » restaient leurs objectifs et que l’escalade de l’action était le seul moyen de se faire entendre.

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Auteur: Thomas Wintle

Source: RailTech.com

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