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La SNCF prend livraison du premier TGV M de série après une course à grande vitesse qui a fait date

More delays for the TGV Ms.
Time for fresh testing for the first of the SNCF production TGV Ms.

La SNCF a officiellement reçu son premier TGV M de série après une course d’essai à grande vitesse réussie, marquant ainsi le début des essais pré-opérationnels. Mais comme la certification n’a pas encore été obtenue et que la mise en service commerciale n’est pas prévue avant 2026, l’opérateur français dispose d’une fenêtre étroite pour soulager la pression sur son parc surchargé.


Après un parcours inaugural réussi à grande vitesse, SNCF Voyageurs a officiellement pris livraison de son premier TGV M de série. Cette étape importante franchie la semaine dernière marque le début d’une campagne pré-opérationnelle au cours de laquelle le train de nouvelle génération sera testé en conditions d’exploitation avant un lancement commercial longtemps retardé, toujours prévu pour le début de l’année 2026.

Le TGV de cinquième génération d’Alstom, officiellement baptisé TGV Inoui 2025, fait l’objet d’essais intensifs depuis juin 2023 ; les essais d’admission, qui couvrent les modes dégradés, les conditions météorologiques difficiles et d’autres scénarios critiques, ont été achevés avec succès en août. Cependant, le Bureau Veritas, agissant en tant qu’organisme de certification indépendant, finalise actuellement le dossier de sécurité qui sera soumis à l’Agence ferroviaire de l’Union européenne (EUAR) et à l’Autorité française de sécurité (EPSF), l’approbation étant requise avant que le service de transport de passagers puisse commencer.

Vincent Mallet, directeur de production des essais pré-opérationnels, a confirmé sur LinkedIn que le TGV M, Train 1008, était « parti sur les rails du futur », effectuant « son premier parcours autonome à grande vitesse », faisant référence non pas au fonctionnement sans conducteur, mais au fait que c’était la première fois qu’une rame de série fonctionnait à pleine vitesse de manière autonome, plutôt que dans le cadre d’essais de prototypes contrôlés. « Il s’agit également de la première rame de série du futur TGV Inoui reçue par SNCF Voyageurs. Il s’agit donc d’une étape majeure pour le groupe SNCF et pour l’avenir de la grande vitesse ferroviaire en France », a-t-il ajouté.

Faire des vagues face au retard accumulé

Cette étape ouvre en effet la voie aux essais d’endurance en conditions réelles d’exploitation, qui permettent de combler le fossé entre la certification et la mise en service pour les voyageurs. Et le moment est on ne peut plus opportun. SNCF Voyageurs a souligné à plusieurs reprises l’urgence de mettre en service le TGV M pour répondre à la demande croissante des voyageurs. « Nous manquons cruellement de trains. Nous avons des difficultés avec les trains existants », a déclaré Christophe Fanichet, directeur général. En effet, l’opérateur ne dispose que de 376 TGV en circulation aujourd’hui, contre 482 il y a dix ans, alors que le nombre de passagers atteindra le chiffre record de 126 millions en 2024.

Le déploiement des nouveaux trains a déjà été retardé à plusieurs reprises. Initialement prévue pour la fin de l’année 2023, la mise en service des premières unités est désormais attendue pour le printemps 2026, les initiés suggérant le mois d’avril comme date la plus probable. La SNCF a insisté pour accumuler un million de kilomètres de parcours pré-opérationnel avant d’ouvrir les trains aux passagers, citant la nécessité d’une fiabilité absolue.

Même dans ce cas, le déploiement sera progressif. Outre la première unité reçue, une douzaine d’autres rames devraient être livrées en 2026, puis 15 par an en 2027 et 2028. La production devrait atteindre 18 unités par an en 2028. Au total, 115 rames ont été commandées pour un montant de 3,5 milliards d’euros, entièrement financées par SNCF Voyageurs, dont 15 dédiées au marché italien.

Le premier corridor commercial à voir arriver les nouveaux trains sera probablement l’axe Paris-Marseille, un terrain de bataille crucial où l’italien Trenitalia opère déjà et où l’espagnol Renfe prépare son entrée, bien que sa feuille de route pour l’expansion en France soit en dents de scie. Les services Paris-Nice et alpins de la SNCF devraient suivre plus tard en 2026, et les services internationaux vers l’Italie sont prévus à partir de 2027.

Pour le transporteur national français, l’arrivée de sa première unité de production apporte un soulagement symbolique après des années de retard. Mais le vrai défi reste à venir : faire approuver, tester et préparer le TGV M à temps pour renforcer une flotte surchargée face à une concurrence de plus en plus forte en France et à l’étranger.

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Auteur: Thomas Wintle

Source: RailTech.com

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