Les Pays-Bas sont à l’origine d’une étude sur la mobilité militaire par rail le long de la route entre la mer du Nord et la mer Baltique
Les Pays-Bas ont demandé à leurs partenaires européens situés le long du corridor mer du Nord-Baltique de leur emboîter le pas et de réaliser une étude sur les besoins en matière de mobilité militaire par voie ferrée afin de permettre le passage sans entrave du fret militaire. « La période actuelle exige des chemins de fer résistants », a déclaré le secrétaire d’État.
Le secrétaire d’État néerlandais aux transports publics et à l’environnement, Thierry Aartsen, s’est adressé à certains de ses collègues européens avec une demande claire : déterminer ce qu’il faut faire pour permettre aux trains militaires de circuler sans entrave.
« L’époque actuelle exige des chemins de fer résistants, capables de supporter la croissance du transport militaire », a expliqué M. Aartsen. « Une grande partie du matériel militaire entre en Europe par les ports néerlandais. Le corridor mer du Nord-Baltique est l’itinéraire le plus évident pour le transport vers l’est.
« Il est important que les transports militaires ne rencontrent pas de goulets d’étranglement », a poursuivi M. Aartsen. « La coopération européenne est extrêmement importante à cet égard.
Simulations de transport militaire
L’appel de M. Aartsen s’adressait à ses collègues de Belgique, d’Allemagne, de Pologne, de Suède, de Finlande, d’Estonie, de Lettonie et de Lituanie, tous pays concernés par le corridor nord-mer Baltique. Ce corridor compte plus de 9 000 kilomètres d’infrastructures ferroviaires et plus de 82 000 trains l’ont emprunté l’année dernière.
Récemment, les Pays-Bas ont mené une étude sur l’élimination des goulets d’étranglement pour le transport ferroviaire militaire. Cette étude a révélé que des mesures étaient nécessaires pour rendre les chemins de fer plus résistants et mieux adaptés au fret militaire. L’étude suggère un investissement minimum de 600 millions d’euros dans l’infrastructure physique et l’amélioration des systèmes et processus de sécurité.
Priorité à la mobilité militaire par rail
Le gouvernement néerlandais travaille actuellement à la mise en place d’un accès prioritaire pour la mobilité militaire sur les chemins de fer. Cela devrait permettre d’éviter que les trains militaires ne doivent s’arrêter à la frontière pour des raisons de paperasserie. Les ministères de l’infrastructure et de la défense, en collaboration avec le gestionnaire d’infrastructure ProRail, simulent des transports militaires afin d’identifier les goulets d’étranglement. Ils travaillent également sur une stratégie de résilience pour contrer les menaces hybrides.
Plus d’informations ici :
- Il est temps d’agir : les Pays-Bas sont invités à investir dans le rail pour la mobilité militaire
- En graphiques : L’Europe s’efforce de remettre de l’ordre dans la mobilité militaire ferroviaire après la guerre en Russie
Abonnez-vous pour accéder à toutes les actualités
Vous avez déjà un abonnement? Connectez-vous.
Choisissez votre abonnement
str:TeamSubscriptionOffer
ou
Vous souhaitez lire cet article gratuitement?
Vous pouvez lire un article gratuit par mois. Entrez votre adresse e-mail et nous vous enverrons un lien pour accéder à l’article complet. Aucun paiement requis.



