le rail sous pression

ProRail tire la sonnette d’alarme concernant le retard de 20 milliards de dollars dans le financement du rail aux Pays-Bas

The heads of ProRail and Rijkswaterstaat speak to local media. Image: © ProRail

Le réseau ferroviaire néerlandais est confronté à un sous-financement chronique, selon les avertissements urgents du gestionnaire d’infrastructure ProRail et de l’agence gouvernementale exécutive Rijkswaterstaat (RWS). « Nous craignons vraiment de continuer à prendre du retard à l’avenir », déclare John Voppen, PDG de ProRail, en soulignant le déficit de financement actuel de 20 milliards d’euros.

Les dirigeants des deux organisations d’infrastructure ont tiré la sonnette d’alarme, décrivant l’infrastructure comme la ligne de vie de la société néerlandaise – essentielle pour la construction de logements, la mobilité militaire et la stabilité économique. Pourtant, malgré ce rôle vital, les Pays-Bas ne disposent pas du budget nécessaire pour entretenir, et encore moins pour moderniser, leurs réseaux vieillissants.

Martin Wijnen, directeur du Rijkswaterstaat, l’agence exécutive du ministère néerlandais des infrastructures et de la gestion de l’eau, a souligné l’urgence de la situation : « Une infrastructure de qualité est une condition préalable à la construction de nouveaux logements et à la mobilité des militaires. La Haye le reconnaît, mais l’étape cruciale n’est pas franchie. Les fonds nécessaires ne sont pas alloués ». Le déficit est criant : à lui seul, le réseau ferroviaire accuse un retard de 20 milliards d’euros, tandis que le déficit total des infrastructures dépasse les 50 milliards d’euros, selon les calculs de la Cour des comptes néerlandaise.

Un appel pour un financement stable et à long terme

ProRail et RWS font pression pour un retour aux niveaux d’investissement historiques, exigeant que les Pays-Bas consacrent annuellement 2 % de leur PIB aux infrastructures – une règle qui assurait autrefois la stabilité, mais qui s’est progressivement érodée au cours des dernières années. Sans cet engagement financier soutenu, le pays risque de voir sa fiabilité, sa sécurité et sa compétitivité économique se dégrader davantage.

La Logistieke Alliantie (Alliance logistique), une association regroupant 17 acteurs de la logistique, a fait remarquer que de nombreux éléments d’infrastructure approchent de la fin de leur durée de vie, écrit Railfreight.com. Elle note également les investissements importants observés dans les pays voisins et l’absence d’une réponse tout aussi ambitieuse aux défis de l’infrastructure de la part du gouvernement néerlandais. L’Alliance logistique espère que La Haye prendra des mesures décisives sur la base des signaux émis par ProRail et RWS.

John Voppen conclut : « Avec mon collègue du Rijkswaterstaat, qui est confronté à des défis similaires, je préconise un retour à 2 % du PIB pour l’infrastructure. Cela permettra aux Pays-Bas de continuer à avancer. »

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Auteur: Esther Geerts

Source: RailTech.com

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