Encore des retards : Le premier TGV Ms de la SNCF ne sera pas mis en service avant l’été
La flotte française à grande vitesse de nouvelle génération accuse un nouveau retard, la mise en service des premières rames TGV M de la SNCF étant désormais repoussée à juillet de l’année prochaine.
SNCF Voyageurs a confirmé un nouveau retard pour sa nouvelle flotte de TGV M. Les premières rames entreront en service commercial en juillet 2026 et non plus « début 2026 ». Cela signifie que l’opérateur français n’obtiendra qu’une augmentation limitée de sa capacité – quatre unités pour être précis – pour la saison estivale, alors qu’il continue à se débattre avec un matériel roulant limité face à une demande en forte hausse.
Selon BFMTV, les premiers services de la flotte phare de la SNCF, longtemps retardée, sont maintenant prévus sur l’axe sud-est pour le 1er juillet 2026. Quatre autres devraient arriver en septembre, et l’opérateur français devrait en avoir 13 d’ici la fin de l’année 2026.
Commandés en 2018, les TGV M devaient initialement entrer en service entre fin 2023 et début 2024, avant d’être repoussés au second semestre 2025, puis cet hiver, et enfin « début 2026 » avant le report de cette semaine, qui a été confirmé mercredi.
Alstom « n’a pas produit assez de rames
Christophe Fanichet, directeur général de SNCF Voyageurs, a expliqué à l’AFP que ce nouveau retard était dû à des problèmes industriels et réglementaires. Il s’agit notamment d’un nouveau retard d’Alstom sur son calendrier de livraison, mais aussi de retards d’homologation qui, selon le nouveau patron de SNCF Voyageurs, prendront plusieurs mois. En ce qui concerne la production, M. Fanichet a déclaré que le géant français du rail « n’a pas produit suffisamment de rames. Nous en avons quatre en test pré-opérationnel, et nous en aurons six en mai, ce qui nous permettra d’en lancer quatre en exploitation commerciale le 1er juillet ».
Alstom, pour sa part, a déclaré que le processus d’approbation entrait maintenant dans sa dernière ligne droite : « Avec le dépôt cette semaine de la demande d’autorisation de mise sur le marché du TGV M auprès de l’ERA (Agence ferroviaire européenne), le projet entre dans la dernière phase du processus d’admission ; c’est une étape majeure. »
Le constructeur ajoute que ses équipes sont désormais concentrées sur le respect de la nouvelle date de lancement : « Conscientes du temps déjà écoulé et des retards de calendrier observés à ce jour, les équipes d’Alstom sont pleinement mobilisées pour livrer les premières rames dans les prochains mois, afin de permettre la mise en service prévue le 1er juillet 2026. »
Manque cruel de trains
Ce retard est particulièrement douloureux pour la SNCF, qui a déjà du mal à faire face à l’augmentation de la demande, en particulier pendant les périodes de vacances. Le TGV M devait permettre d’alléger cette pression grâce à une augmentation de 20 % de la capacité pour une même longueur de train. « Nous manquons cruellement de trains », déplore le PDG de SNCF Voyageurs. « Nous nous battons.
Au total, SNCF Voyageurs a commandé et finance intégralement 115 rames TGV M à Alstom pour 3,5 milliards d’euros, dont quinze seront dédiées au marché italien. Malgré la succession de reports, M. Fanichet a tenu à souligner les avantages à long terme du projet : « Je ne me réjouis pas de ces retards, mais je suis sûr que dans quelques mois nous les aurons oubliés, tant le projet est révolutionnaire ».
Les retards répétés d’Alstom devraient entraîner d’importantes pénalités contractuelles. Cependant, la SNCF semble les utiliser comme un levier plutôt que comme une fin en soi. Cela pourrait prendre la forme de services supplémentaires ou de concessions – telles que de nouvelles options à bord, des ajustements de conception de dernière minute ou des ajustements de la cadence de livraison – afin de compenser l’impact financier des retards.
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