L’achèvement du réseau central RTE-T de l’UE d’ici à 2030 est « totalement hors de portée ».

La Cour des comptes de l’UE conclut qu’il est tout à fait impossible d’achever la modernisation du réseau central RTE-T dans le délai fixé, à savoir 2030. Le réseau central comprend les connexions les plus importantes entre les grandes villes et les nœuds en Europe, mais les travaux en cours pour s’assurer que les corridors sont constitués d’infrastructures cohérentes et multimodales sont à la traîne.
Les auditeurs ont évalué les progrès réalisés dans le cadre de certains mégaprojets de transport en Europe, dont plusieurs chemins de fer transfrontaliers et infrastructures multimodales. Ils ont évalué la situation pour la dernière fois en 2020, alors que la mise en œuvre des RTE-T posait déjà des problèmes flagrants.
« Les perspectives à l’horizon 2025 sont plus sombres qu’en 2020 et très éloignées de ce qui avait été initialement envisagé », écrit la Cour des comptes. La pandémie de grippe aviaire et la guerre d’agression de la Russie contre l’Ukraine ont entraîné une augmentation des coûts ces dernières années. Par rapport aux estimations initiales, les coûts ont augmenté en moyenne de 82 % pour les huit mégaprojets de transport examinés. En 2020, l’augmentation des coûts était de 47 %.
Les différents corridors tels qu’ils sont envisagés dans le plan principal du RTE-T. Image : Wikimedia Commons. DG Mobilité et Transports, Commission européenne
Rail Baltica et Turin-Lyon
Deux projets se distinguent particulièrement par l’explosion de leurs coûts : Rail Baltica et la ligne ferroviaire Turin-Lyon. Ils sont devenus respectivement quatre fois et deux fois plus chers que les estimations initiales. L’augmentation des coûts pourrait s’avérer problématique pour les pays chargés de la mise en œuvre, car le cofinancement de l’UE « n’est pas directement lié au coût total ». C’est le cas de la Lettonie, qui peine à trouver les fonds nécessaires à l’achèvement de son tronçon de Rail Baltica.
Il est clair que l’argent est un obstacle à la mise en œuvre du RTE-T. Il contribue à d’importants retards et à la non-réalisation de certains projets. Il contribue à des retards importants et à des délais non respectés. Les auditeurs de l’UE ont noté un retard moyen de 11 ans en 2020 pour les projets RTE-T, mais ce retard est passé à 17 ans.
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