Le CEF devrait être renforcé de 20 milliards d’euros, selon l’organe consultatif de l’UE

Le Comité économique et social européen (CESE) a récemment recommandé d’augmenter de 20 milliards d’euros les fonds du mécanisme « Connecting Europe Facility » (CEF), et de 12 milliards d’euros pour les transports en particulier. L’organe consultatif a également formulé des recommandations sur la manière d’affecter les fonds plus efficacement.
Le Comité économique et social européen est un organe consultatif de l’Union européenne qui fait le lien entre les décideurs de l’UE (Commission, Parlement, Conseil) et la « société civile organisée » – il représente les employeurs, les travailleurs et divers groupes d’intérêt tels que les ONG, les consommateurs et les agriculteurs.
Le Comité a présenté deux arguments principaux pour justifier l’augmentation du financement du prochain budget du CEF, le CEF III, dont le CEF Transport est le principal mécanisme de financement du secteur ferroviaire. Premièrement, le mécanisme NextGenerationEU expirera en 2026, ce qui créera un déficit de financement. Deuxièmement, l’UE doit redoubler d’efforts pour être prête à faire face aux menaces émergentes provenant « de pays hostiles tels que la Russie et le Belarus », déclare la commission. Il ne tourne pas non plus autour du pot en affirmant qu’il « demande une augmentation du financement du CEF III à hauteur d’au moins 100 milliards d’euros ».
Le CESE ne demande pas seulement une augmentation des fonds du CEF pour les transports, il souhaite également stimuler les projets du CEF dans le domaine de l’énergie. Actuellement, l’UE a alloué 51,5 millions d’euros au premier et 29,9 millions d’euros au second. Le CESE recommande de les porter respectivement à 63,3 et 36,7 millions d’euros. Cela représenterait une augmentation encore plus importante par rapport au budget précédent de l’UE. En juillet dernier, la Commission européenne a prévu de doubler les fonds du CEF 2028-2034 pour les transports, les faisant passer de 25,8 à 51,5 milliards d’euros.
Extension du RTE-T aux pays candidats à l’adhésion à l’UE
L’une des autres recommandations du CESE est que les fonds soient étendus à des projets au-delà de l’UE « par l’extension des corridors RTE-T aux pays candidats ». Le Comité invite également l’UE à ne pas se focaliser sur les projets transfrontaliers. « Si cette orientation est souhaitable en soi, les investissements réalisés au sein d’un seul État membre ne devraient pas être totalement exclus », a-t-il déclaré.
Le CESE demande également l’introduction de critères d’éligibilité qui mettent en évidence les projets permettant le développement urgent de la capacité de l’UE à renforcer sa résilience et sa préparation face aux menaces, y compris celles provenant de pays hostiles. Ces critères sont actuellement absents. Étant donné que les projets d’amélioration à grande échelle sont plus courants dans les grands États membres, ceux-ci pourraient bénéficier d’un avantage dans la répartition des fonds. Toutefois, selon la commission parlementaire, une plus grande attention devrait être accordée aux régions où le déficit d’infrastructures est le plus important, en particulier dans les corridors du RTE-T.
Des décisions de financement « trop tardives
La commission a également souligné que les décisions de financement sont souvent prises au tout dernier moment, juste avant la phase de construction. « Il est perçu comme trop tardif, ce qui peut entraîner l’annulation du projet si une décision de cofinancement n’est pas prise », a souligné le CESE. En fait, la plupart des projets qui sollicitent ces fonds ne reçoivent généralement pas d’argent, comme l’a révélé le tout premier rapport du CEF, publié récemment.
Un autre point important soulevé par le CESE est que les projets devraient être couverts par le financement du CEF dans leur « intégralité ». « Le fractionnement d’un projet prolonge sa mise en œuvre et peut même avoir pour conséquence que la partie du projet qui ne bénéficie pas d’un financement garanti ne soit pas achevée ». Elle précise qu’il est « très important que les projets qui ont déjà été lancés puissent être poursuivis, indépendamment de l’évolution des réglementations relatives au CEF ».
Plus d’informations ici :
- Dans les graphiques : L’Europe s’efforce de remettre de l’ordre dans la mobilité militaire ferroviaire après la guerre en Russie
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