Railtech Europe '26

La mobilité militaire est essentielle à la construction d’une Europe résiliente : Les PDG du secteur ferroviaire de l’UE définissent l’agenda 2026

CER chief Alberto Mazzola said that strong funding and military mobility were now “essential to building a more resilient, competitive and sustainable Europe.” CER

En définissant leur programme politique pour 2026, les PDG des chemins de fer européens ont fait de la mobilité militaire un pilier central du plan de match du secteur cette année, alors que l’Union européenne prépare son prochain budget à long terme. S’exprimant quelques semaines avant sa participation à RailTech Europe, Alberto Mazzola, chef de la CER, a déclaré qu’un financement solide et la mobilité militaire étaient désormais « essentiels pour construire une Europe plus résiliente, plus compétitive et plus durable ».

Alors que les institutions européennes préparent une nouvelle vague de décisions en matière de défense, d’infrastructure et de financement, les PDG du secteur ferroviaire de toute l’Europe se sont réunis à Bruxelles cette semaine pour l’assemblée générale de la Communauté des entreprises ferroviaires et d’infrastructure européennes (CER), où ils ont approuvé les priorités stratégiques de l’association pour 2026 – avec la mobilité militaire en point de mire.

Dans une position politique adoptée parallèlement aux priorités de l’association pour 2026 – qui comprennent la garantie d’un financement solide de l’UE pour le rail, l’avancement du déploiement du rail numérique et le soutien du plan européen pour le rail à grande vitesse – la CER a salué le paquet de mesures de mobilité militaire de l’UE pour 2025 comme une étape concrète vers ce que Bruxelles décrit de plus en plus comme une forme de « Schengen militaire ». Les PDG ont convenu qu’une stratégie présentant le rail comme une épine dorsale à double usage pour le transport civil et la logistique militaire serait essentielle pour faire progresser le secteur au cours de l’année à venir.

« Les chemins de fer européens sont unis derrière un programme clair pour 2026 », a déclaré le chef de la CER, quelques semaines avant sa participation à RailTech Europe à Utrecht. « Un financement solide, la transformation numérique, la mobilité militaire et le rail à grande vitesse sont tous essentiels pour construire une Europe plus résiliente, plus compétitive et plus durable. Les décisions prises aujourd’hui montrent que le secteur est prêt à travailler ensemble, avec ses partenaires et les institutions de l’UE, pour mettre en place le système ferroviaire dont l’Europe a besoin. »

Financement, train à grande vitesse et livraison numérique

Une grande partie de l’Assemblée générale a été consacrée au renouvellement de la direction de la CER et à l’augmentation du nombre de ses membres. Jean Castex (Groupe SNCF), Henrik Dahlin (Green Cargo, en tant que membre consultatif), Miroslav Garaj (ŽSR) et Tomáš Tóth (Správa železnic, en tant que vice-président) ont été nommés au Comité de gestion, tandis que la CER a accueilli Línea Figueras Perpignan S.A. et Network Rail en tant que nouveaux membres.

La réunion s’est toutefois concentrée sur la mise à jour des priorités de l’association pour l’année à venir. Au cœur de l’agenda 2026 de la CER se trouve l’obtention d’un financement européen solide pour le rail dans le prochain cadre financier pluriannuel. Les PDG du secteur ferroviaire ont souligné que la certitude des investissements à long terme déterminera si l’expansion de la capacité, les projets transfrontaliers et les mises à niveau du réseau peuvent être réalisés à l’échelle et au rythme que l’on attend désormais du système ferroviaire. Cela vaut pour le train à grande vitesse, la numérisation, l’ERTMS et le fret ferroviaire.

CER Executive Director Alberto Mazzola
Le directeur exécutif de la CER, Alberto Mazzola, soutient la mobilité militaire. CER

L’Assemblée générale a également mis l’accent sur la mobilité militaire et a fait passer la discussion des priorités aux détails de la mise en œuvre. Dans un document politique dédié, l’association a fait l’éloge du paquet Mobilité militaire 2025, tout en énonçant les conditions nécessaires pour que la proposition de règlement soit applicable au secteur ferroviaire. Il s’agit notamment de mécanismes d’indemnisation plus clairs dans le cadre des situations d’urgence, d’affiner la conception de la réserve de solidarité et d’évaluer soigneusement les pouvoirs élargis prévus pour l’Agence de l’Union européenne pour les chemins de fer (ERA).

Un second document politique s’est concentré sur le processus d’autorisation des véhicules en Europe, la CER demandant des réformes pour rendre les approbations de l’ERA plus rapides, plus prévisibles et moins coûteuses pour les demandeurs. L’association a soutenu que les délais d’autorisation ne devraient pas dépasser cinq mois – une exigence qu’elle associe non seulement au nouveau matériel roulant, mais aussi aux principaux programmes de modernisation tels que le FRMCS et l’accouplement automatique numérique (DAC).

RailTech Europe : l’UE sur la défensive

Ces questions seront au cœur de la contribution d’Alberto Mazzola à RailTech Europe 2026, qui se tiendra à Utrecht en mars prochain. Le directeur exécutif du CER participera à la deuxième journée de la conférence, dans le cadre de la session  » Military Mobility as a rail system driver – funding, trade-offs and delivery« , qui examine comment les priorités en matière de défense commencent à influencer la manière dont les projets ferroviaires sont sélectionnés, séquencés et exécutés en Europe. Dans le cadre de cette session, M. Mazzola prononcera un discours sur le rail en tant qu’épine dorsale à double usage de la sécurité, de la connectivité et de la préparation de l’Europe, qui sera suivi d’un débat sur le thème « Financer l’avenir du rail ».

Vous voulez rencontrer le chef de la CER ? Alors prenez vos billets pour RailTech Europe, un événement de deux jours composé d’une exposition gratuite et d’une conférence exclusive avec un thème différent chaque jour. La première journée est consacrée à la durabilité et à la décarbonisation des chemins de fer, tandis que la seconde est consacrée à l’évolution de l’Europe en matière de défense et à ses implications pour le secteur ferroviaire. Vous pouvez participer à une seule journée ou aux deux.

Cet article a été traduit automatiquement de la langue originale vers le français.

Auteur: Thomas Wintle

Source: RailTech.com