Un long chemin reste à parcourir

La grève des cheminots espagnols se poursuivra la semaine prochaine après l’échec des négociations avec Puente

Meeting between the Ministry of Transport and the trade unions. Spanish Ministry of Transport

La grève nationale des chemins de fer prévue pour la semaine prochaine en Espagne – en réponse aux deux accidents mortels de Cordoue et de Barcelone – reste sur la bonne voie après que la première réunion en face à face entre le ministre des Transports, Óscar Puente, et les syndicats des chemins de fer se soit achevée sans qu’un accord ait été trouvé. Et ce, malgré ce que le ministère a décrit comme un ton constructif et une reconnaissance commune des préoccupations en matière de sécurité à la suite des récents accidents.

La réunion, qui s’est tenue mardi au ministère des transports et de la mobilité durable à Madrid, était le premier contact officiel entre M. Puente et les représentants syndicaux avant la grève de trois jours prévue les 9, 10 et 11 février, qui devrait toucher les services de transport de passagers et de marchandises dans tout le pays. Bien qu’aucune avancée n’ait été réalisée, les deux parties ont convenu de se réunir à nouveau aujourd’hui pour un second cycle de négociations.

M. Puente a été rejoint par plusieurs hauts responsables du secteur ferroviaire espagnol, dont Pedro Marco, président d’Adif, Álvaro Fernández Heredia, président de Renfe, Lucas Calzado, directeur des ressources humaines de Renfe, et le secrétaire général des transports terrestres. Le secrétaire d’État José Antonio Santano a participé à distance, étant donné qu’il se trouvait en Catalogne pour s’occuper de la perturbation des Rodalies. Des délégations syndicales de CCOO, UGT et Semaf ont participé aux discussions.

Selon des sources ministérielles, les discussions se sont déroulées « sur un ton positif » et avec la volonté de « maintenir le dialogue dans les prochains jours afin de parvenir à un accord qui réponde aux revendications du groupe ». En ce qui concerne le contenu de ces revendications, le ministère a déclaré qu’il « soutenait pleinement » les demandes des syndicats, qui sont principalement axées sur le renforcement de la sécurité dans les opérations ferroviaires.

Ces préoccupations en matière de sécurité ont été suscitées par les récents accidents ferroviaires mortels d’Adamuz (Cordoue) et de Gelida (Barcelone), que les syndicats ont cités à maintes reprises comme preuve des faiblesses systémiques du réseau. Les représentants syndicaux ont adopté une attitude beaucoup plus prudente à l’égard des grèves à venir. Des sources ont déclaré aux médias espagnols que les positions restaient très éloignées les unes des autres et qu’il restait « un long chemin à parcourir » avant qu’un accord puisse être conclu.

Un « changement structurel » est exigé

Le syndicat espagnol des conducteurs de train (Semaf) a qualifié la réunion de préliminaire, affirmant que les questions relatives à la sécurité ferroviaire et à la qualité du système n’ont été abordées que « de manière générale ». Le syndicat a réaffirmé que les conducteurs de train souhaitaient une révision plus profonde de la manière dont le système est géré, soulignant la nécessité d’un « changement structurel ». Il a ajouté qu’il participerait à toutes les réunions futures « avec les meilleures intentions, mais avec les exigences les plus élevées ».

Du côté des syndicats, CCOO a déclaré avoir insisté auprès du ministère sur la nécessité d’un « changement de paradigme dans la maintenance des chemins de fer », ainsi que sur la nécessité d’augmenter les effectifs du gestionnaire d’infrastructure Adif afin d’internaliser davantage d’activités. Le syndicat a également mis l’accent sur ce qu’il a décrit comme des lacunes persistantes en matière de sécurité au sein de l’infrastructure elle-même.

Si elle a lieu, la grève entraînera des arrêts de travail d’une journée entière pour les opérateurs de transport de passagers Renfe, Iryo et Ouigo, ainsi que pour les principales entreprises privées de transport de marchandises, notamment Medway, Captrain, Transervi, Redalsa et Tracción Rail. Les syndicats affirment que cette action vise à imposer un changement fondamental dans la manière dont le système ferroviaire espagnol est entretenu et doté en personnel, arguant que la sécurité, la qualité du service et les niveaux de main-d’œuvre ne peuvent plus être traités comme des questions distinctes.

Plus d’informations ici :

  • L’Espagne approuve un programme d’aide de 20 millions d’euros pour les victimes d’accidents ferroviaires
  • Les conducteurs de train espagnols appellent à une grève nationale après deux accidents ferroviaires mortels successifs
  • Les syndicats ferroviaires espagnols critiquent la spéculation après l’accident d’Adamuz : aucun avertissement n’a été émis pour le site de l’accident

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Auteur: Thomas Wintle

Source: RailTech.com

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