Paris lance un appel d’offres pour un maximum de 300 UEM à deux étages
Île-de-France Mobilités et SNCF Voyageurs ont lancé un appel d’offres pour 300 nouveaux trains de banlieue à deux étages destinés à l’une des principales lignes de RER de la capitale, dans un cadre d’une valeur pouvant atteindre 8 milliards d’euros, en commençant par une commande ferme de 52 trains plafonnée à 1,461 milliard d’euros.
Île-de-France Mobilités (IDFM) et SNCF Voyageurs ont lancé un appel d’offres commun pour une nouvelle génération de rames automotrices à deux niveaux Z2N NG pour le réseau RER C de Paris, avec une commande ferme de 52 trains d’une valeur maximale de 1,461 milliard d’euros. Cette commande s’inscrit dans le cadre d’un accord-cadre beaucoup plus large conclu avec un seul fournisseur et portant sur 300 trains au total, qui pourrait atteindre 8,012 milliards d’euros.
Les 52 premières UEM sont destinées à un nouveau service, la ligne Y, dont la mise en service est prévue pour 2032. La ligne Y circulera sur l’axe du RER C entre Paris Austerlitz et les branches sud vers Dourdan et Saint-Martin d’Étampes. À terme, ce programme devrait permettre de remplacer la flotte vieillissante de Z2N actuellement déployée sur la ligne C, construite entre le début des années 1980 et le début des années 2000.
La tranche ferme couvre l’ensemble de la chaîne de livraison : conception et ingénierie, fabrication, essais, livraison, mise en service et entrée en service. Elle comprend également l’ossature opérationnelle nécessaire à l’exploitation de la flotte, notamment l’outillage de maintenance, la documentation technique, la formation du personnel, les pièces de rechange et le soutien après-vente dans les sites de maintenance d’IDFM/SNCF.
Base technique
Les nouvelles rames ne doivent pas dépasser 105 mètres de long pour s’adapter aux contraintes des quais du RER C. Chaque rame doit pouvoir accueillir au moins 455 passagers, l’objectif étant d’atteindre une capacité « optimale » d’environ 500 passagers.

La hauteur d’embarquement est spécifiée à 550 mm pour correspondre aux normes des quais et favoriser l’accessibilité et l’échange plus rapide des passagers. Les UEM devront être bi-tension, fonctionnant à la fois sous 1,5 kV DC et 25 kV 50 Hz AC, et devraient inclure un système de stockage d’énergie embarqué permettant une exploitation d’au moins 5 km sans alimentation aérienne.
Les options permettent de porter le plafond à 300 trains
Au-delà des 52 unités confirmées, le cadre comprend des tranches optionnelles pouvant aller jusqu’à 248 trains supplémentaires. IDFM peut commander jusqu’à 198 UEM supplémentaires dans le cadre d’une option plafonnée à 4,094 milliards d’euros, ainsi qu’une tranche distincte pour des services supplémentaires de maintenance et de soutien logistique intégré, plafonnée à 1,226 milliard d’euros.
SNCF Voyageurs, quant à elle, détient une option pour 50 trains supplémentaires plafonnée à 986 millions d’euros, ainsi qu’une option de 245 millions d’euros pour des services de maintenance et de logistique. Au total, le plafond de 8,012 milliards d’euros pour 300 trains représente une valeur moyenne d’environ 26,7 millions d’euros par unité.
L’appel d’offres, publié au Journal officiel de l’UE au début du mois, précise que les manifestations d’intérêt doivent être envoyées avant le 31 mars. L’appel d’offres est structuré sous la forme d’un accord-cadre à fournisseur unique d’une durée estimée à 23 ans.
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