"minée" par un "budget insuffisant".

Le secteur des transports associe les 100 milliards d’euros du CEF aux lacunes en matière de mobilité militaire.

The EU transport sector is calling for bigger funds to bolster Europe's resilience. PHOTOGRAPHY IS ON/Shutterstock

Le secteur ferroviaire de l’UE, soutenu par des dizaines de grandes associations européennes de transport, demande une fois de plus à l’UE de porter le CEF à 100 milliards d’euros dans le cadre du prochain budget à long terme de l’Union, en liant cette demande directement à ce qu’il décrit comme un réseau de transport « vulnérable » insuffisamment adapté aux besoins à double usage et exposé à des « perturbations naturelles et d’origine humaine ».

Quarante-cinq organisations européennes de transport, dont la Communauté des entreprises ferroviaires et d’infrastructure européennes (CER), ont conjointement exhorté l’UE à renforcer de manière significative son financement des transports dans le prochain cadre financier pluriannuel (2028-2034), appelant à ce que la future Connecting Europe Facility (CEF) soit fixée à au moins 100 milliards d’euros. Toutefois, l’argumentaire du secteur s’est clairement orienté vers l’importance de la mobilité militaire et de la défense de l’Europe.

Dans une lettre ouverte adressée aux ministres des affaires générales et des finances à l’approche des nouvelles discussions budgétaires, les signataires affirment que le soutien européen aux transports est « plus pertinent que jamais » compte tenu de la situation actuelle de l’UE. Qualifiant l’infrastructure de « cruciale » pour la sécurité de l’Union, la lettre affirme que « ce n’est qu’avec une infrastructure de transport solide et à la pointe de la technologie en son cœur que l’Europe sera en mesure d’accroître sa résilience et sa préparation militaire ». Et seul un instrument CEF soutenu par un budget d' »au moins 100 milliards d’euros » sera en mesure d’y parvenir.

La mobilité militaire comme moteur de financement

Citant « les tensions géopolitiques et géoéconomiques croissantes » ainsi que le changement climatique, les signataires affirment que l’Europe doit d’urgence renforcer et moderniser ses infrastructures, supprimer les goulets d’étranglement et les chaînons manquants, et renforcer la résilience conformément aux priorités du RTE-T, faisant explicitement référence à la proposition de règlement de l’UE sur la mobilité militaire.

La lettre indique qu’alors que la mobilité militaire est vitale pour la sécurité et la défense de l’Europe, l’infrastructure de transport de l’UE est actuellement « insuffisamment adaptée aux besoins à double usage et reste vulnérable aux perturbations naturelles et d’origine humaine ». Le paysage géopolitique actuel exige une préparation à des scénarios « juste au cas où », et pas seulement à une logistique « juste à temps ». Cela signifie plus de redondance et de capacité tampon pour améliorer et investir dans la préparation, la protection et la résilience des infrastructures européennes en conséquence.

La proposition de la Commission double déjà le CEF

L’intervention intervient malgré une augmentation substantielle déjà proposée par la Commission européenne. Dans le cadre de son projet de budget 2028-2034, la Commission a proposé de doubler le CEF Transport pour le porter à 51,5 milliards d’euros. Le paquet comprend également 17,65 milliards d’euros consacrés à la mobilité militaire – environ dix fois l’enveloppe actuelle – ainsi que des fenêtres de financement plus larges auxquelles le rail peut accéder, y compris les instruments de décarbonisation et d’innovation.

Le commissaire chargé des transports, Apostolos Tzitzikostas, a présenté cette augmentation comme essentielle pour achever le RTE-T et renforcer la compétitivité et la sécurité de l’Europe. Dans des remarques récentes, il a souligné le besoin d’infrastructures capables de déplacer rapidement des équipements militaires lourds, ainsi que le soutien aux actifs à double usage. Toutefois, le secteur des transports estime que les niveaux proposés sont insuffisants au regard de l’ampleur du défi.

La Connecting Europe Facility s’est révélée être un instrument « crucial » pour les projets à forte valeur ajoutée européenne, mais a été « minée par une sursouscription structurelle et significative des appels à la lumière d’un budget insuffisant ».

« Tout dépend de la fiabilité du réseau d’infrastructures, comme en témoignent les récents rapports de Mario Draghi et Enrico Letta », note la lettre. « Notre secteur est prêt à tenir ses promesses, mais il ne peut le faire sans un soutien adéquat. Les organisations concluent que si l’Europe veut atteindre ses priorités stratégiques, le prochain CFP doit sauvegarder un instrument CEF soutenu par un budget d’au moins 100 milliards d’euros : « Si l’Europe veut réussir dans ses priorités stratégiques d’une Union forte, résiliente et compétitive, elle a besoin d’un réseau de transport européen robuste fournissant les bases nécessaires. »

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Cet article a été traduit automatiquement de la langue originale vers le français.

Auteur: Thomas Wintle

Source: RailTech.com