La Norvège dévoile ses projets d’essais commerciaux du DAC pour l’année prochaine

Les essais commerciaux à grande échelle de l’attelage automatique numérique (DAC) débuteront l’année prochaine dans toute l’Europe. En Norvège, les trains exploités par Onrail seront équipés d’attelages et assureront des services intermodaux entre Oslo et Bergen jusqu’en 2028.
Les essais annoncés pour la Norvège par l’agence ferroviaire du pays, Jernbanedirektoratet, font partie d’un projet plus large connu sous le nom de PioDAC, dans le cadre duquel des « trains pionniers » circuleront dans huit pays. Outre la Norvège, des projets pilotes de services intermodaux avec DAC auront également lieu en Italie. L’Autriche, l’Allemagne, le Luxembourg, la Slovénie et la Suède participeront aux essais pour le transport de divers produits en vrac.
Le système DAC automatise les processus d’accouplement entre les wagons de marchandises et permet la connexion continue des lignes électriques, de données et d’air comprimé sur toute la longueur du train. L’automatisation soulage les cheminots d’un travail physique lourd et accélère le processus de formation des trains et d’essai des freins.
Actuellement, d’autres essais préliminaires du DAC sont en cours. Le tout premier projet pilote commercial a été lancé en Allemagne au cours de l’été 2025, tandis qu’en Suède, la capacité du DAC à fonctionner dans des conditions météorologiques extrêmes a été testée. Actuellement, Austrian Rail Cargo Group teste le DAC sur différents types de wagons et continuera à le faire pendant toute l’année 2026.
Le problème du coût du DAC
L’un des principaux points soulevés par les détracteurs du DAC est son coût et la question de savoir qui devra le supporter. Étant donné l’absence de lignes directrices claires de la part des institutions européennes, les estimations varient et semblent augmenter à chaque fois qu’elles sont revues. Actuellement, beaucoup s’accordent à dire que l’équipement d’une unité devrait coûter entre 22 000 et 25 000 euros, alors que le coût total du projet avoisine les 15 milliards d’euros.
Le fret ferroviaire sur la ligne de Bergen
La ligne entre les deux plus grandes villes de Norvège est une artère clé pour le fret ferroviaire et les services intermodaux. Les trains de marchandises exploités par Onrail et l’entreprise publique CargoNet représentent 60 % du trafic total, avec 12 convois par jour.




