Trains à batterie et mobilité militaire : La Belgique approuve quatre nouveaux investissements ferroviaires

BELGIQUE : Le gouvernement fédéral a approuvé un avenant au contrat de performance d’Infrabel, permettant la réalisation de quatre nouveaux projets d’investissement ferroviaire jusqu’en 2032. Ceux-ci comprennent 27,5 millions d’euros pour l’infrastructure des trains à batterie et 21,5 millions d’euros pour l’amélioration de la mobilité militaire.
Le 24 avril, le gouvernement belge a approuvé une mise à jour du plan d’investissement pluriannuel d’Infrabel, d’un montant de 68,1 millions d’euros pour la période 2023-2032.
Le projet le plus important, d’un coût de 27,5 millions d’euros, adaptera quatre lignes non électrifiées à des trains alimentés par batterie, offrant ainsi une alternative plus rapide, moins chère et plus durable à l’électrification complète. Il s’agit des lignes Gand-Eeklo, Alost-Burst, De Pinte-Ronse et Melle-Geraardsbergen.
En outre, un investissement de 21,5 millions d’euros permettra d’améliorer la mobilité militaire grâce à des améliorations ciblées, notamment des voies de 750 mètres de long et des connexions logistiques améliorées.
Une deuxième voie de 15,6 millions d’euros entre Mol et Neerpelt devrait accroître la capacité et la fiabilité, tandis qu’une modernisation de 2,6 millions d’euros de la gare de Cambron-Casteau/Pairi Daiza devrait améliorer l’accès à la destination touristique.
Benoît Gilson, directeur général d’Infrabel, a déclaré : « Avec un plan d’investissement actualisé jusqu’en 2032, Infrabel investit dans de nouveaux projets ferroviaires qui renforcent la sécurité, la fiabilité et la durabilité. Ce plan est financièrement équilibré et permet à nos clients et à l’économie belge de ressentir plus rapidement l’impact de ces investissements ciblés. »
Deux projets majeurs restent importants mais sont « décalés dans le temps sans être annulés ». Le projet Rail Gand-Terneuzen, d’une valeur de 87,5 millions d’euros, nécessite des accords supplémentaires avec les Pays-Bas et est examiné en même temps que d’autres projets ferroviaires internationaux, tandis que le projet Gare d’Anvers-Berchem, d’une valeur de 37 millions d’euros, doit faire l’objet d’une consultation supplémentaire afin de parvenir à une conception optimale bénéficiant d’un large soutien.
Pour les projets qui nécessitent davantage de préparation ou de coordination internationale, les ressources disponibles sont entre-temps déployées pour d’autres projets qui sont prêts à être exécutés et qui présentent une valeur ajoutée sociale et économique évidente, déclare Infrabel.
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