Paris : le week-end, les transports en commun se multiplient alors que les effets de la pandémie s’estompent

Gare du Nord, Paris. Source: Jan Ramroth

Un récent rapport publié par l’Institut Paris Region, intitulé « Mobilité loisirs et tourisme : pratiques actuelles en mass transit et nouveaux défis », souligne l’importance des transports publics pour répondre à la fois aux préoccupations environnementales et touristiques :Mobilité loisirs et tourisme : pratiques actuelles en mass transit et nouveaux défis« , souligne l’importance des transports publics pour répondre aux préoccupations environnementales et aux besoins évolutifs des résidents et des touristes.

Tendances des déplacements domicile-travail après le COVID

L’impact de la pandémie de COVID-19 sur les pratiques de déplacement en Île-de-France ne peut être négligé. Bien que le télétravail ait légèrement augmenté, l’utilisation globale des transports en commun n’a pas complètement retrouvé ses niveaux d’avant la pandémie. Le rapport souligne la nécessité de stratégies innovantes pour encourager l’utilisation des transports publics, en particulier les week-ends et pendant les heures creuses.

La crise COVID-19 a entraîné d’importants changements dans les pratiques quotidiennes de déplacement en Île-de-France, notamment en ce qui concerne l’utilisation des chemins de fer (RER, trains, métros et tramways). Malgré une légère augmentation du télétravail régulier, avec 45 % de télétravailleurs en 2023 contre 43 % en 2022, l’utilisation globale des transports en commun n’a pas totalement retrouvé son niveau de 2019 en raison de l’ancrage du télétravail. En 2023, malgré une amélioration notable de la situation sanitaire, l’utilisation des transports en commun a continué d’augmenter, sans toutefois atteindre les niveaux de 2019, principalement en raison de la persistance du télétravail.

Les jours de télétravail varient : 52 % choisissent le vendredi, tandis que seulement 30 % optent pour le mardi. Cela entraîne une réduction de l’utilisation des transports en commun aux heures de pointe ces jours-là. Cette tendance, observée depuis 2022, se stabilise en 2023. Actuellement, les vendredis matins enregistrent une baisse de 18 à 20 % par rapport aux mardis. Cet effet « jours de pointe » est évident dans le métro, le RER, les trains et les principaux itinéraires de banlieue. Une étude menée par Sanef a révélé une baisse de 32 % du trafic sur l’A14, empruntée par les cadres, le vendredi. Des tendances similaires sont observées au niveau mondial ; par exemple, la fréquentation du métro londonien le vendredi matin à l’heure de pointe a chuté de 30 % à l’automne 2023, contre 29 % l’année précédente.

La Défense business hub in Paris will be connected to the new line M15
Centre d’affaires de La Défense à Paris (Photo : Shutterstock)

Favoriser l’usage du week-end

La fréquentation des transports en commun le week-end en Île-de-France est repartie à la hausse, dépassant depuis l’automne 2022 les niveaux d’avant la crise. En septembre 2023, il y a eu 283 000 validations de titres de transport supplémentaires par rapport à novembre 2019, marquant une hausse de 3 %. Les samedis et dimanches diffèrent : Les samedis enregistrent 32 millions de voyages, comme les jours de milieu de semaine, tandis que les dimanches en comptent 24 millions. Malgré les distances plus longues parcourues le samedi, les temps de trajet restent cohérents en raison de l’utilisation plus importante de la voiture qui compense la densité urbaine. Selon l’étude, il est essentiel de promouvoir les transports en commun auprès de ceux qui ne font pas la navette ou n’étudient pas en semaine, principalement les habitants des banlieues éloignées, et de normaliser l’utilisation des transports en commun le week-end pour qu’ils soient davantage adoptés.

L’utilisation des transports en commun le week-end entre la banlieue proche et la banlieue éloignée de Paris est nettement plus élevée que l’inverse, ce qui met en évidence une disparité. Les Parisiens utilisent principalement la voiture pour leurs déplacements en banlieue, malgré un taux de motorisation limité. La plupart des Parisiens non motorisés restent dans la ville pendant les week-ends. Le changement climatique accentue l’importance de quitter les zones urbaines, avec 1,5 million de résidents vulnérables à la chaleur. Les sorties en forêt offrent un soulagement abordable en cas de fortes chaleurs, 93 % des habitants appréciant les forêts, en particulier ceux qui vivent à proximité. Les problèmes d’accessibilité entravent les visites, en particulier pour les Parisiens et les habitants de la proche banlieue, car la plupart des espaces verts se trouvent en grande banlieue.

Les visites en forêt, en particulier sur des sites populaires comme Fontainebleau et le parc Georges-Valbon, attirent des visiteurs divers, avec des offres de divertissement qui attirent des foules plus éloignées. Malgré l’accessibilité des forêts par les transports en commun, la fréquentation reste faible, ce qui suggère la nécessité d’efforts promotionnels ciblés. Pour encourager l’utilisation des transports en commun pour les sorties en forêt, les stratégies comprennent la promotion d’offres aux résidents de la zone intérieure, la facilitation de la mobilité train-vélo et l’amélioration du marketing territorial autour des arrêts de transport en commun.

One of the iconic paper t+ tickets
L’emblématique ticket t+ en papier (Photo : Shutterstock)

Renforcer l’engagement des touristes et la résilience climatique

L’afflux de touristes en Île-de-France a atteint 44 millions en 2022, se rapprochant ainsi des niveaux d’avant la pandémie. Alors que 69 % des touristes restent à Paris, le rapport constate une réticence à explorer les sites au-delà de la ville, notamment en raison de l’accès limité au métro. Malgré cela, les transports en commun restent le mode préféré des touristes, 78 % d’entre eux les utilisant pendant leur séjour.

La place Notre-Dame est la plus visitée, avec 53 %, tandis que les sites emblématiques comme Versailles et Fontainebleau attirent moins de touristes. L’utilisation des transports en commun est élevée, en particulier pour atteindre ces sites, en raison de leur facilité, de leur rapidité et de leur prix abordable. Cependant, des problèmes tels que la complexité et la couverture du réseau entravent son utilisation, en particulier pour les voyages en dehors de Paris. Selon le rapport, la promotion d’attractions moins connues et la facilitation de la compréhension des transports pourraient encourager les touristes à explorer au-delà du centre de la ville.

Enfin, l’utilisation des transports en commun contribue à la résilience climatique de la région parisienne, selon le rapport. Le rapport indique que les 67 millions de kilomètres parcourus chaque week-end par les Franciliens utilisant les transports en commun, soit l’équivalent d’environ 6 000 allers-retours en avion entre Paris et New York, génèrent 330 tonnes de CO2. Si ces déplacements avaient été effectués en voiture, ce serait 23 fois plus, soit 7 400 tonnes d’émissions de gaz à effet de serre supplémentaires par week-end. Alors que l’Île-de-France continue d’évoluer, le rapport estime que l’intégration des transports en commun dans la planification des loisirs et du tourisme sera cruciale pour façonner un avenir durable et dynamique pour la région.

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Cet article a été traduit automatiquement de l’original en anglais vers le français.

Auteur: Emma Dailey

Source: RailTech.com