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Il reste très peu de liaisons par trains diesel à la SNCB

Photo : Mediarail.be / Frédéric de Kemmeter

Les liaisons exploitées par trains diesel représentent à la SNCB une infime partie de ses 3.600 trains quotidiens. Un bon point pour l’opérateur national.

Le train est le mode de transport durable par excellence, dit-on. Mais qu’est-ce que cela signifie ? Et s’agit-il simplement d’une question de mode de traction ?

Le train est évidemment un mode de transport plus efficace qui, par unité de transport (voyageurs-km), nécessite 2 à 5 fois moins d’énergie primaire que, par exemple, une voiture à carburant avec un taux d’occupation moyen de 2 ou 3 personnes.

La toute grande majorité de la clientèle ne se pose plus ces questions tant il est vrai que de nos jours, plus de 97% des circulations proposées en semaine se font par traction électrique. Certains se posent même la question de l’existence de trains diesel à la SNCB.

Bientôt plus que cinq liaisons

Infrabel a hérité en 2005 du réseau que gérait le département Infrastructure de la SNCB. À cette époque et jusqu’à récemment, on comptait encore sept lignes non-électrifiées ouvertes au trafic voyageur :

  • Gand-Audenaarde-Renaix (Ronse);
  • Gand-Zottegem-Grammont;
  • Gand-Eekloo;
  • Alost-Burst;
  • Charleroi-Couvin;
  • Anvers-Mol-Hamont;
  • Mol-Hasselt.

La traction diesel sur les deux dernières lignes au départ de Mol va bientôt appartenir au passé. Anvers-Mol-Hamont est électrifié (Mol-Hamont depuis 2021) et Mol-Hasselt sera convertie à la caténaire en décembre prochain. La province du Limbourg aura donc un réseau 100% électrifié pour le service voyageurs.

Il reste les cinq autres lignes, dont trois autour de Gand et une seule en Wallonie.

Autour de Gand

L’étoile gantoise comme on dit, est la plus importante de la SNCB en matière de traction diesel. Les lignes L58 Gand-Eekloo, L86 De Pinte-Renaix et L122 Melle-Zottegem-Grammont sont exploitées par des autorails CAF de série AR41, comme toutes les autres lignes.

Une ligne non-électrifée existe au nord de Gand vers Zelzate, mais elle n’est utilisée que pour le trafic marchandises. On étudierait la possibilité à l’avenir de la rouvrir au service voyageurs.

La ligne L82

Cette ligne est une sorte d’exception. Elle relie Burst à Alost mais fait l’objet d’une exploitation voyageur anecdotique puisque seulement durant l’année scolaire, avec trois trains le matin et deux le soir, en heures de pointe pour les scolaires.

Unique ligne en Wallonie

La Wallonie ne compte plus de nos jours qu’une seule ligne non-électrifiée : la ligne L132 Charleroi-Couvin. Cette belle ligne qui serpente au coeur de la botte du Hainaut exige aussi que l’exploitation soit confiée aux autorails AR41 de la SNCB.

Comment supprimer la traction diesel ?

Cela ne peut se faire qu’en électrifiant ou en s’en remettant aux nouvelles tractions développées par l’industrie.

En application du plan fédéral énergie et climat, une étude a été menée pour le compte du SPF Mobilité sur les alternatives possibles pour l’exploitation des lignes ferroviaires non électrifiées. Cette étude a été attribuée à Transport & Mobility Leuven à la fin de 2019.

En collaboration avec Infrabel et la SNCB, plusieurs options ont été comparées tant sur le plan économique qu’écologique. Par exemple, l’achat de nouveau trains pouvant circuler à la fois sous une caténaire et sur batterie ou le déploiement de nouveaux trains à hydrogène alimentés par des piles à combustible.

Il n’y a à ce jour pas de décision pour une transition des cinq lignes exploitées par la SNCB avec des carburants durables ou des batteries. Affaires à suivre, donc.

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Auteur: Frédéric de Kemmeter